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[Film – Critique] Captain America: First Avenger (Joe Johnston)

by Philip Pick10 septembre 2011
LA CRITIQUE

affiche captain america the first avenger 2011[fblike]

Les studios Marvel, bien décidés cette année à rapidement mettre en place l’arrivée des Vengeurs (Avengers), prévu en 2012, nous présentent, après Thor sortit cette même année, le super-héros ultra patriotique Captain America: First Avenger.

L’avis de Philip Pick :

Pendant la deuxième guerre mondiale, un jeune gringalet inapte au combat, Steve Rogers, parvient à se faire recruter par l’armée américaine pour aller casser les forces d’HYDRA, une branche rebelle de l’armée nazie. Ce jeune américain, passera par la case supers-pouvoirs, deviendra une mascotte de la propagande américaine, avant d’aller affronter le super-méchant nazi Red Skull…

Une première partie « genèse du héros », filmée façon rétro, comme un classique hollywoodien, se regarde avec une certaine compassion pour le héros qui s’accroche à son envie de défendre son pays. Pendant qu’en parallèle, on se délecte du diabolique jeu d’Hugo Weaving (Matrix) dans le rôle de Johann Schmidt à la tête d’HYDRA. Ce côté rétro n’est d’ailleurs pas sans rappelé Rocketeer (1991), le second film du réalisateur Joe Johnston, déjà l’adaptation d’un comic se passant à la même période et hommage aux films des années 30-40.

La suite est un peu plus difficile à supporter avec son air de déjà vu. Captain America sauve ses compatriotes prisonniers des Nazis façon « les doigts dans le nez » sur fond d’explosions tape-à-l’œil. Le vilain Johann Schmidt devient le super-vilain Red Skull avec un maquillage et des effets spéciaux ultra-grotesques. L’affrontement entre le gentil surhomme américain et le méchant nazi « Skeletor » rouge est entièrement calqué sur un épisode de James Bond du temps de la guerre froide. Les deux heures de film finissent par paraître longues et laissent comme un sentiment d’interminable teaser pour  Avengers qui sortira en mai 2012 et qui réunira entre autre, en plus de Captain America: Hulk, Thor et Iron Man.

A noter que Chris Evans, qui avait déjà endossé le rôle d’un autre super-héros (Human Torch dans les deux 4 Fantastiques en 2005 et 2007), parait presque crédible, en tant qu’acteur, dans la première partie du film lorsque, rendu chétif par ordinateur, il incarne Steve Rogers. Il se pourrait bien qu’on le voit plus souvent dans les films hollywoodiens à partir de maintenant.

L’avis de Rick Panegy :

Non, décidément, cette surenchère de super-héros Marvel ne parvient plus à convaincre, et frôle l’overdose. Le summum étant atteint avec cette débauche de patriotisme américain, reléguant l’oncle Sam au rang d’amateur en marketing. Qu’on veuille justifier cela par le fait qu’à l’origine, le comic Captain America était politique, publié dans les années 40, n’adoucit pas le sentiment qu’aujourd’hui, les USA font  un peu trop souvent leur pub à travers le cinéma et qu’une telle propagande, matinée de manichéisme grotesque, n’a pas lieu d’être. Trop d’américano-centrisme amène un anti-américanisme très primaire chez certains… C’est un risque… Certains pays ont changer le titre, estimant qu’il pouvait réveiller chez le spectateur un anti-américanisme. Ce n’est pas très intelligent non plus, comme réponse, évidemment…  Se battre contre les  Nazis est un sujet si politiquement et moralement correct qu’il ne peut que ralier les opinions (Cf. Inglorious Bastards – Quentin Tarantino,)  Pour représenter le courage et l’amour du Bien, il ne faut pas aller chercher loin. Enfin, pour enfoncer un clou moral déjà bien trop brillant, le mal doit être incarné par une créature pire que le plus ignoble de tous. Hitler, pourtant reconnu comme l’être le plus détestable, est surpassé en cruauté, en puissance et en perversité par un de ses généraux. Rien de tel pour, comme un miroir, assoir la grandeur, la bonté, la force et la moralité des Etats-Unis, qui combattent en face…

Captain America a été un personnage de propagande, au cours de l’histoire, combattant symboliquement les ennemis des USA, Nazis ou Communistes.  Le patriotisme avait besoin d’être excité et exacerbé…Ce personnage, aujourd’hui, est obsolète et le remettre au goût du jour évoque un combat nauséabond des idéologies, dans le monde actuel.

En outre, que va donner la compilation de tous ces super-héros aux pouvoirs totalement variés? Dans Avengers, il est fort probable que ce mélange soit indigeste et bien trop lourd… Thor, Hulk, Iron Man ou le p’tit Captain ont en commun d’envahir les salles obscures et l’actualité du cinéma… A part ça, on frôle le mauvais pour certains (Thor), l’insipide (Hulk), le ridicule (Captain america) et parfois le bon pour d’autres (Iron Man)… Un régime s’imposera après ce dessert dégoulinant et crémeux que nous prépare Marvel en 2012…

Bande Annonce de Captain America: First Avenger (2011) de Joe Johnston

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3 Comments
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  • 11 septembre 2011 at 2:53

    J’ai aussi été déçu.
    Se battre contre les nazis, je ne pense pas que ça dérange tellement que ça, même si beaucoup de films ont traité le sujet et on en trouve encore aujourd’hui, comme on mange également (et c’est pas fini) de la guerre contre le terrorisme au cinéma; ces « méchants » resteront à vie des « méchants ». Puis la 2nde guerre mondiale n’est que le décor, ici Captain America se bat contre l’organisation Hydra (oui comme vous l’avez dit ça a des airs de 007 avec des mecs infiltrés et tout et tout).
    Enfin bref, ce n’était pas une daube finie mais encore un ratage dans une adaptation de comics au ciné :-/

  • 12 septembre 2011 at 3:36

    oui, encore un ratage… Iron man avait trouvé grâce à nos yeux, il était franchement réussi! Et on attend encore d’autres adaptations de comics: tenons nous prêts… ;-)

  • 15 septembre 2011 at 1:34

    on se tient prêt oui, mais pu en 3D (svouplèèèè)

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