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Cinema

[Film – Critique] John Carter de Andrew Stanton: tout pour être culte?

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Pour réaliser John Carter, l’adaptation d’Une princesse de Mars (1911), le premier roman culte du Cycle de Mars d’Edgar Rice Burroughs, les Studios Disney ont choisi le très efficace Andrew Stanton (Le Monde de Némo, WALL-E). Si l’adaptation cinéma se permet de grosses libertés par rapport aux romans originaux et que, pour se faire, ré-utilise des ingrédients déjà vu de films de Science-Fiction cultes, le résultat est un film relativement efficace et bien dosé.

Le capitaine sudiste John Carter (Taylor Kitsch), trois ans après avoir combattu pendant la guerre de sécession dans le camp des confédérés, est en quête d’or dans le désert de l’Arizona, Il se retrouve pourchassé par des indiens Apaches et des cavaliers de la 7ème cavalerie. Pour leur échapper, John  va se réfugier dans une grotte pleine d’or où il se retrouve nez à nez avec un Thern (un Martien Blanc) de la planète Barsoon (Mars). Après l’avoir tué sur le coup, John sera télé-transporté sur Mars.  Capturé par des Martiens Verts dès son arrivée, il prendra part aux combats qui opposent les Martiens Rouges de la ville de Zodanga aux Martiens Bleus de la ville d’Helium, sous le charme de la princesse Dejah Thoris (Lynn Collins) d’Helium…

Comme à son habitude, Disney n’a pu s’empêcher de remanier l’histoire originale de Burroughs (le créateur de Tarzan !). Les studios appliquent l’algorithme éprouvé: aventure, action, humour, émotion. Le film amalgame grossièrement plusieurs éléments des premiers romans du Cycle de Mars afin de rendre l’opposition entre les Martiens Rouges (manipulés par les Therns, les blancs) et les Martiens Bleus plus spectaculaire. A partir de ce constat, dresser la liste des petites différences entre romans et film serait sans fin. Ce n’est pas anodin si le titre du film a été modifié du titre original de Burroughs (La princesse de Mars) en John Carter from Mars, puis en John Carter tout simplement. Andrew Stanton a confié qu’il souhaitait faire de ce premier film une introduction au personnage pour le rendre plus attirant. Disney, dans la continuité de ses films pour un large public, à l’instar de Pirates des Caraïbes et Prince of Persia, offre avec John Carter du grand spectacle en osant des scènes d’action d’envergures parsemées de violence (même si le sang n’est jamais rouge). Les situations, calibrées pour l’adaptation et clairement destinées à créer un produit de consommation d’enternainment et des suites, n’ont rien d’originales. On y retrouve de nombreux ingrédients de films cultes comme Star Wars, Conan le Barbare, Dune, Star Trek, Stargate

Entre le massacre du roman et le manque d’originalité des situations, beaucoup pourront décrier le film. De nombreux critiques l’ont d’ailleurs démoli, le qualifiant de daté, niaiseux, trop long et incompréhensible. Ce n’est pas forcément faux. L’utilisation du morceau Kashmir (1973) de Led Zeppelin dans la bande annonce était déjà révélateur d’une volonté de donner au film un côté rétro. Certains décors et costumes semblent ressortir tout droit de films d’Heroic Fantasy des années 70 et l’histoire d’amour entre John Carter et la princesse Dejah Thoris donne place à certains dialogues un tantinet naïfs. Aux USA, les résultats  au box office sont d’ailleurs catastrophiques. Le film qui a coûté 250 millions de dollars n’en rapporte que 40 millions. Dans le reste du monde, la situation est un peu plus positive avec 126 millions dollars de recette, mais le bilan n’est pas des plus satisfaisants.

Pourtant John Carter a tout du film culte pour geek. L’efficacité indéniable des scènes d’action, la qualité des effets spéciaux, le langage inconnu des Tharks (les Martiens Verts), l’histoire relativement complexe des trois races qui s’affrontent sur Mars, le côté kitsh et niaiseux et, de toute évidence, le mauvais score au box-office sont autant de raisons de le ranger dans la case des films incompris que certains aiment à considérer comme incontournables. Notons également au passage que, pour une fois, l’horrible voix de Willem Dafoe est utilisée à bon escient pour le personnage de Tars Tarksas, Jeddak (roi) des Tharks. Certes, John Carter, comme Max et les maximonstres (2009) de Spike Jonze ou plus récemment Chronicle de Josh Trank, fait partie de ces films qui nécessitent de la part du spectateur de faire un minimum appel à son âme et ses phantasmes d’enfant pour ne pas trouver le temps long. Ceux qui y parviendront n’auront plus qu’à espérer que, malgré les chiffres du box-office, les producteurs Jim Morris et Lindsey Collins continuent actuellement de plancher sur la suite de cette trilogie annoncée, avec l’adaptation du second roman d’Edgar Rice Burroughs, Les Dieux de Mars.

Philip Pick

L’avis de Rick

Un film éprouvant, fatiguant et d’une complexité inutile, les producteurs ayant probablement jugé nécessaire de fournir dès le premier épisode d’une possible franchise issue de  » Le Cycle de Mars » un maximum de moments clefs (action, scènes spectaculaires…). Le film, produit par Disney, ne cesse jamais ses atermoiements : ne s’adressant pas vraiment aux enfants (récit trop compliqué, violence évidente mais contournée…) il échappe totalement aux codes des adolescents d’aujourd’hui et ne parvient pas davantage à parler aux adultes (trop de mièvreries, violence ni frontale ni hors champs, etc…). John Carter est bancal: on l’aurait probablement apprécié à sa juste valeur s’il avait su se positionner clairement…

Voir la bande annonce en VOST de John Carter (2012) d’Andrew Stanton

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