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[Danse – Critique] Les Ballets Trockadero de Monte-Carlo : L’hilarante transgression

Spectacles
LA CRITIQUE

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Voilà 38 ans que les Ballets Trockadero de Monte-Carlo sillonnent le monde, de pitreries en moqueries de haute voltige! Cette compagnie composée exclusivement d’hommes livrent d’hilarantes répliques de ballets cultes (le lac des cygnes, l’après-midi d’un faune…), s’inspirant des ballets chorégraphiés par des maîtres (Nijinski ou Noureev…), et proposant à leur tour de nouvelles chorégraphies classiques.

Les pas sont parfois malhabiles, les réceptions un peu chancelantes et l’équilibre fragile (des verticalités approximatives) mais l’ensemble relève d’une technique véritablement impressionnante : les danseurs de la troupe interprètent tous les rôles, y compris ceux des femmes et doivent ainsi réaliser des figures habituellement réservées aux femmes. Le tout est littéralement bluffant : les frontières des genres deviennent tantôt troubles, tantôt grotesques (les rôles des hommes sont ici interprétés par des hommes maquillés en femme, paradoxe ultime!)

Le spectacle proposé par les Ballets Trockadero fait la part belle, par dessus tout, à l’humour et à la dérision. Se moquant des codes strictes de la danse classique et de ses invariants, tout en révélant un profond respect et un amour intact pour cet art, les danseurs ajoutent ici ou là des gags (chutes, grimaces, second degré, clin d’œil aux Beyonce et autres « poseuses pop »…), embrassant avec gourmandise l’exagération typique de l’humour gay (les divas se succèdent sur les planches…).

Le chef d’œuvre d’humour du Ballet Trockadero, Le lac des cygnes (enchainé après l’entracte avec une hilarante Mort du Cygne de Saint-Saens) n’est pas oublié dans le programme proposé lors de leur halte parisienne : c’est avec plaisir que le spectateur (re)voit ces hommes en tutu, ces cygnes titubants, ce cygne noir hautain, un Siegfried bellâtre à souhait (mémorable traversée solitaire de la scène!) ou un Von Rothbart ridiculement « shadockien ».

Au programme, du Bach (Go for Barocco) et du Gounod (Valpurgeyeva Noch) complètent leur désormais culte Lac des Cygnes de Tchaïkovsky. Le répertoire de la troupe, fondée au milieu des années 70 à New-York, ne cesse d’ailleurs de s’étoffer (voir ici le répertoire). Ne manquez pas ces Dragdancers, véritables divas de l’humour et de la danse, maniant second degré et dérision avec un talent évident… Et pour être totalement parfait, ils savent aussi très bien se maquiller !

En parallèle, ne manquez pas l’interview donnée à Têtu.com (ici) de Tory Dobrin, directeur artistique et ancien danseur des Ballets Trockadero !

Addendum : il semblerait que le programme varie d’un soir à l’autre… Raison de plus pour y retourner deux ou trois fois !

Aux Folies Bergères,

du 25 septembre au 7 octobre 2012

Réservations et renseignements sur le site des Folies Bergères (ici)

Rick Panegy

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2 Comments
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  • 10 octobre 2012 at 10:24

    J’aurais adoré les voir, je ne dois vraiment pas les manquer à leur prochain passage à Paris !!

    • Rick et Pick
      10 octobre 2012 at 1:56

      Comment as-tu pu les rater !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!???? A priori, ils ne repasseront pas de sitôt à Paris (renommée mondiale et tournées conséquente…) Effectivement, sois à l’affut, ça ne PEUT pas manquer à ta culture : on veut un MatooDiva ^^

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