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[Film – Critique] Les Mondes de Ralph (Wreck-it Ralph!) de Rich Moore : It’s wasted, Ralph !

Cinema
LA CRITIQUE

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Le nouveau Disney, toujours attendu par une ribambelle d’enfants et souvent craint par les parents, inquiets de devoir supporter une fois de plus la mièvrerie du célèbre studio, débarque sur les écrans avec un compromis salvateur : ici, les aventures rocambolesques de Ralph, sorti de son jeu Fix it Felix pour trouver la gloire dont il n’a pas le droit, comme tous les « méchants » des jeux vidéos, peut plaire, une fois n’est pas coutume aux plus jeunes comme aux plus âgés. Les Mondes de Ralph de Rich Moore, imprégné d’une ambiance très Pixar (et ce n’est pas un mal!), mêle habilement les inévitables gags et les incontournables trépidantes « cascades », nécessaires à la séduction du jeune public, à une seconde lecture plus fine, bourrée de références eighties  et de clins d’œil à l’histoire des jeux vidéos, qui séduiront sans difficulté les parents trentenaires ou les geeks cinéphiles !

De Halo à Donkey Kong, en passant par PacMan, Sonic, Mario (et Browser), Street fighter (et une multitude d’autres références), Les Mondes de Ralph n’hésite pas à piocher dans l’histoire du jeu vidéo, en respectant (pari audacieux mais mélange réussi) les codes graphiques de toutes les époques traversées (Le générique de fin est d’ailleurs savoureux, mélangeant tous les styles!). La volonté des producteurs est honnête et franche : l’accumulation des clins d’œil est telle que Les Mondes de Ralph ne peut être autre chose qu’un cri d’amour de ses producteurs et réalisateur à la période bénie de leur jeunesse. Il est aussi, assez directement, un appel du pied à la génération de trentenaire, invitée à regarder le film par le prisme de la nostalgie, sans se soucier des aventures peu originales de Ralph et Vanellope Van Schweetz, la petite peste du SugarRush (réussite de la production, cette petite chipie colle parfaitement à l’enfant moderne, qu’on cesse d’idéaliser comme l’innocence et la jovialité même)

La première partie -découverte du monde « caché » des jeux vidéos- où se retrouvent le soir tous les héros des jeux d’arcades est assez plaisante : au-delà des gags et de la mise en place des personnages, elle se vit pour le spectateur davantage comme une « chasse aux trésors » des références qu’on essaiera de retrouver. Mais rapidement, à la mise en place de la seconde partie -là, l’action se situe autour de la relation Ralph/Vanellope, dans le monde coloré et dégoulinant de SugarRush- l’intérêt est franchement moindre pour l’adulte, et le plaisir de l’enfant probablement plus grand : les disputes, les courses-poursuites, les cascades, les gags se succèdent et l’inévitable auto-critique du héros achève le manque d’originalité de fond.

Et pourtant, derrière ce divertissement geek, et faisant écho à la nostalgie de l’adulte trentenaire, se régalant de la pléthore de références éléctro-ludiques, on regrette peut-être ce message de mauvais goût : chacun est mieux chez soi, vouloir s’installer chez l’autre est source de chaos… Aimons-nous, certes, mais loin de l’Autre… Une conclusion qui ternit le plaisir franc éprouvé durant tout le film….

Rick Panegy

Merci à Allociné.

 

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