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[Musique – Critique] Bobby Womack : The Bravest Man in The Universe

by Rick Panegy24 janvier 2013
LA CRITIQUE

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En 1994, le roi de la soul revenait avec un album au titre évocateur Ressurection… Ses longues années à combattre son addiction à a drogue l’avaient éloigné des sommets et la légende vivante semblait désormais devoir se contenter d’album de reprises ou de compilations de Noël, assez consensuelles. The Bravest Man in the Universe (2012) marque le retour de Bobby Womack : son album, bouleversant, déchirant, où s’expriment toute la douceur et la douleur de la soul est sans conteste un must have de la discographie idéale.

L’album commence par la voix, en solo, du légendaire auteur de Accross 101th street : « The bravest man in the universe is the one who has forgiven first » clame de sa voix éraillée et écorchée le soulman, qui combat désormais la maladie d’Alzheimer. On est saisi, happé ; comme envouté par l’auteur de Woman’s gotta have it qui signe ici un retour fracassant. Ce retour, on le doit au producteur Richard Russell (Label XL recording, celui d’Adèle, Radiohead, The White Stripes, Vampire Week-end, The XX…) et au décidément très talentueux Damon Albarn, producteur, musicien, arrangeur et auteur de la plupart des chansons de l’album de Bobby Womack, avec qui il avait déjà travaillé lors de sa « période » Gorillaz.

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Hormis un Jubilee (Don’t let nobody turn you around) un peu trop rythmé et quasi-extatique, qui vient conclure une série de 9 chefs d’œuvre, l’album est d’une richesse et d’une diversité incroyable : tantôt romantique et évanescent, presque immatériel (Dayglo Reflection, beau duo avec Lana Del Rey, qui suit une intro du maître Sam Cooke), tantôt presque électro, voire trip-hop (Nothing Can save Ya, avec l’envoûtante Fatoumata Diawara). Le beat et le tempo sont sans cesse bousculés, alternant entre une modernité, parfois sauvage, et un son plus traditionnel (un Deep River très blues, Bobby à la guitare et sa voix qui soupire, qui s’étire). Le merveilleux Stupid, qui commence avec un sample de Gil Scott-Heron (autre figure légendaire qu’avait déjà « ressuscité » Richard Russel en 2010 avec I’m New Here).

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Les confessions pleuvent, dans l’électro-funk If There Wasn’t Something There et surtout dans le superbe Please forgive my heart : Bobby Womack nous y avoue « I could try to say I’m sorry but that won’t be quite enough to let you know the pain that I feel ». On lui pardonne pourtant aisément d’avoir mis 18 ans à refaire un album studio, et la douleur qu’il éprouva et éprouve encore a accouché d’un album puissant, inoubliable, qu’on écoute et réécoute en boucle, comme on admire un chef d’œuvre attendu…

Rick Panegy

Regarder le Making-of de l’album

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2 Comments
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  • backtothemovies
    5 février 2013 at 1:36

    Parfaitement d’accord. Un album sublimissime qui donne des frissons et une boule dans la gorge… Bobby Womack est grand !

    • Rick et Pick
      7 février 2013 at 10:01

      Bobby Womack est grand …et ça faisait longtemps quand même qu’on attendait qu’il nous en redonne une preuve ! Lui et Cohen l’an dernier, les géants sont encore là et tant mieux ^^

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