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[Film – Critique] Les amants du Texas de David Lowery

by Philip Pick8 septembre 2013
LA CRITIQUE

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Ces amants-là n’ont hélas rien des Natural born killers qu’on espérait après les tous premières instants. Le talent de mise en scène d’Oliver Stone est à mille lieux : ici, c’est entièrement et exclusivement l’esthétique Terence Malick qui dégouline à chaque plan, qu’un vilain copieur envieux sans génie aurait admiré sans jamais réussir à se l’approprier. La balade de ces deux amoureux n’a rien de sauvage, elle qui lorgne pourtant sur le Badlands du maître. Elle n’est qu’un rejeton de son influence, qu’un Jeff Nichols a par exemple bien mieux digéré, son Take Shelter en étant la parfaite transformation moderne. Ici, l’impression de morcelage est telle qu’elle n’entraîne qu’ennui et frustration : ces anti-héros n’ont rien de sympathique ,et ils ne procurent pas non plus, hélas, la moindre fascination qu’un héros paradoxal peut engendrer lorsque le scénario est bien mené. Un échec patant pour un film dont le cœur se concentre sur le récit de deux paumés, des Bonnie and Clyde tristement affadis par la langueur de la narration et l’omniprésence d’une musique contemplative. N’est pas Terence Malick ou Arthur Penn qui veut ?

David Lowery lorgne bien aussi, sans le vouloir peut-être, du côté de Stephen Daldry, sensibilité retenue et permanente en guise d’effet de scenario, mais ne parvient à faire vibrer le spectateur de tout son affect, au contraire du réalisateur britannique.
Laissons donc ces deux héros à leur mélancolique idylle, Casey Affleck étant outrageusement éploré et Rooney Mara excessivement plaintive. Seul Ben Foster s’en sort, dans son rôle ambigu, en sorte de Javert sobre. Les amants du Texas, un Choderlos de Laclos du far-West dans sa première moitié épistolaire, avant de virer vers un mélo diffus, semble naître d’une âme sensible, bien trop préoccupé par les effets de pathos que par la vision du film total.

Rick Panegy

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