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[Film – Critique] Les Miller, une famille en herbe de Rawson Marshall Thurber

by Philip Pick20 septembre 2013
LA CRITIQUE

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L’herbe est verte. Et fraîche !

Le pitch est aussi simpliste qu’efficace : pour rembourser l’argent qu’il doit à un dealer, David n’a pas d’autres moyens que de se rendre au Mexique pour une mission périlleuse, rapporter en Amérique une imposante quantité de drogue. Pour passer inaperçu et franchir la frontière incognito, il tente le quitte ou double : se mettre dans la peau d’une famille modèle, en père parfait de deux enfants parfaits, marié à une femme parfaite. Il embauche, en échange d’une petite part du butin, une stripteaseuse paumée, une fugueuse maussade et un adolescent un peu crétin. Les quatre comiques embarquent pour une aventure qui ne se passera pas totalement comme prévue…

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Sacrément insolent, absolument cocasse, Les Miller, une famille en herbe sautille sans faux pas de la comédie loufoque à la parodie ironique la plus mordante. Rawson Marshall Thurber ose la provocation, avec une aisance d’écriture  qui fait glisser le graveleux dans une subtilité délicieuse : des dialogues savoureux, des scènes exquises de bouffonnerie et d’absurde, Les Miller raille avec malice la convention. La comédie du jeune réalisateur (déjà auteur du déjanté Dodgeball)  brocarde avec brio tous les codes de la famille traditionnelle, bouscule les valeurs établies, et se moque avec une arrogance hilarante du schéma unique.

On rit beaucoup en voyant une Jenifer Aniston qui semble jouer ici ses dernières cartes -plus sexy, plus provoc, plus jeune- (avec une belle réussite) et on se régale du talent bougon de Jason Sudeikis (Moi député, B.A.T. ou Comment tuer son boss…).

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Mention spéciale à l’hilarante Kathryn Hahn, en femme tradi assez coincée mais aux fantasmes très vastes.

On se moque ici de la conception obtuse de la famille, des parcours jalonnés de protocoles ou de la culpabilisation de l’atypique et du dévoyé. Les Millers semble en effet crier la richesse de la différence, rires à l’appui, et méprise -jusqu’à la satire- la bienpensance. Pourtant, ce qui se vivait comme un bon « coup de pied au cul » narquois et railleur finit par s’adoucir d’un peu de la mièvrerie qu’il dénonce. Tout en se gardant bien de ne pas sombrer totalement dans la rom-com et l’idéalisation moquée, Les Millers  ne finit pas sa course à la même allure.

Néanmoins, les rires francs garantissent une chose : Les Miillers sont l’exutoire de notre mépris, qu’un sur-moi élégant nous empêche d’exprimer au quotidien, et ça fait du bien.

Rick Panegy

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