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[Danse – Critique] Re:Zeitung d’Anne Teresa de Keersmaeker

Spectacles
LA CRITIQUE

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Cinq ans après la création de Zeitung (2008), Anne Teresa de Keersmaeker revient sur sa chorégraphie, en proposant une nouvelle vision de son spectacle, qu’elle avait élaboré avec Alain Franco.

Son école bruxelloise, PARTS, propose à six élèves de dernière année -via la PARTS Foundation- la possibilité de se lancer dans un premier projet professionnel. Celui-ci, Re:Zeitung, est issu de la proposition des six jeunes talents sélectionnés : ils ont, lors de leur dernière année, travaillé sur l’œuvre originale de De Keersmaeker, réinterprétant, entre improvisation et modification de la composition, la célèbre chorégraphie de l’artiste belge. Leur travail, intitulé Zeitung/Fragments, a tourné à travers le monde dans le cadre de la Graduation Tour, qui expose au public les spectacles de fin d’étude des élèves de la PARTS. De Keersmaeker remarque alors le travail des six jeunes talents et leur propose de poursuivre leur exploration de son œuvre de référence. De 45 minutes, Zeitung/Fragments passe à 80 minutes environ, et se renomme alors Re:Zeitung. Ensemble, De Keersamaeker et les six jeunes diplômés de l’école de danse développe un nouveau spectacle, emprunts des influences de chacun, de leur identité, leurs origines, leurs cultures, leur mémoire corporelle…

Re:Zeitung : le « Re » est-il une révision, un bis ou plus sûrement une réponse (à la manière d’un courriel) au spectacle de 2008 ? C’est en effet, vraisemblablement, sur la scène dépourvue de toute scénographie, une partie du dialogue qu’entretient De Keersmaeker avec la musique et le corps qui s’exprime par le langage du corps des six jeunes hommes, un dialogue incessant entre la sensation et l’expression. Sur des musiques de Bach, de Webern ou de Schönberg, sur des solos pianos de Franco, les corps se lancent dans des solos, des duos ou des chorégraphies de groupes, parallèles ou décalées. Le vocabulaire de De Keersmaeker habite plus que jamais l’espace, des torsions aux élans soudains, des improvisations  frénétiques aux ruptures nettes. Mais c’est une appropriation formidable qui se déroule sur scène, délivrée de tout artifice -ni costumes, ni décors, ni scénographie- et qui aboutit, dans une sincérité énergique et sensuelle, à une nouvelle approche du langage corps/musique : les mouvements se teintent de hip-hop ou de capoeira par exemple.

Les six jeunes hommes, virils et délicats, ne cèdent jamais à la retenue : l’élan semble vital et l’engagement incontournable. L’avenir de la danse parait assuré, tant cette jeunesse enthousiasme le public, sachant dans un équilibre idéal investir pleinement la création dans un respect total de l’héritage qu’ils ont reçu… Fantastique.

Rick Panegy

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Au Théâtre de la Bastille du 15 au 19 octobre 2013 et en tournée (voir les dates ici)

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