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[Festival d’Avignon 14 – Critique] At the same time… de Robyn Orlin

Céremonie
Spectacles
MICRO-CRITIQUE & NOTE
En bref...

Construisant son spectacle autour d'une cérémonie traditionnelle africaine, y intégrant -toujours- de l'interactivité avec son public, questionnant l'identité, la sexualité, l'orientation, le choix, Orlin offre un spectacle enjoué, dynamique mais parfois confus et souvent épuisant...

Verdict...
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Rick Panegy
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LA CRITIQUE

Excessivement euphorique, abusivement interactif, la dernière création de Robyn Orlin se perd dans un folklore un peu exagéré. At the Same Time… déborde certes d’énergie et de sincérité mais harasse le spectateur d’une confusion narrative et visuelle. Déception…

Robyn Orlin poursuit son travail, sans concession, sur l’Afrique, le rapport du corps à la danse, les barrières entre références bourgeoises occidentales et la danse africaine. Ici, à travers la retranscription de la cérémonie du Simb, au cours de laquelle, comme un rite initiatique, un homme est travesti en lion, elle aborde les questions de l’identité (sexuelle et culturelle), mais aussi celles de l’immersion des cultures et du rapport du corps à soi…

Pour ce spectacle proposé au Festival d’Avignon et soutenu par la Région Centre, la chorégraphe sud-africaine a travaillé avec Germaine Acogny, grande figure de la danse africaine contemporaine, fondatrice de l’Ecole des Sables (Sénégal) dont les danseurs composent ici un ensemble authentique et obstiné, jouant sans crainte de l’humour distillé par Orlin.

Trois totems de bassines recouvertes de peintures fluorescentes criardes accueillent les spectateurs. Pour tout décor, At the Same Time… utilise ces éléments, tantôt comme des instruments de musique, tantôt comme des balises scéniques, tantôt comme des « costumes » ; à cela s’ajoute, par moment, l’utilisation d’un écran en milieu de scène sur lequel sont projetés des vidéos des danseurs (à partir de son smartphone), ou d’une femme démiurge, sorte d’abstraction-concept aux allures mystiques, comme une idole ou une divinité ancestrale… Une allégorie, pour le moins… Outre ces projections par moment un peu « kitsch » (entre David La Chapelle et Bill Viola…), Orlin ne perd pas son goût pour l’utilisation de vidéos interactives : des écrans de smartphones sont diffusés, proposant une discussion imaginée entre l’auteure et le public, avec des explications assez pédagogiques sur ce qu’on peut voir sur scène. Un dispositif un peu trop lourd pour être totalement esthétique, trop borné pour être totalement burlesque.

Un burlesque que, pourtant, on retrouve de manière répétée sur scène, où, entre solos réclamés par les danseurs et danses collectives au milieu d’éléments de danse traditionnelle (la cérémonie du Simb), chacun des artistes s’amuse de punchlines improvisées, d’interactions avec le public (assez longues), de shows personnels volontairement outranciers.

Le public rit, beaucoup, certains s’en vont ou ne parviennent pas à « entrer » dans la proposition agitée, exaltée et sans répit de l’artiste sud-africaine. S’il est permis de savourer les instants clownesques, il est difficile de trouver dans ce spectacle un équilibre entre la forme excessive et le fond, qui peine à être reconnu en sous-texte…

PS : Habituée des titres à rallonge, Orlin reste fidèle à elle-même, le titre entier de At The Same Time… étant At The Same Time We were Pointing a finger at You, We Realized we were pointing Three at Ourselves… (Notons les points de suspension, y compris à la fin du long titre!)

Rick Panegy

 

 

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