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[Film – Critique] La rivière sans retour d’Otto Preminger

by Philip Pick on 30 août 2014
Cinema
LA CRITIQUE

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1956

LA RIVIERE SANS RETOUR (River of no return)

d’Otto PREMINGER

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Premier et unique western du génial Otto Preminger, La Rivière sans Retour marque la rencontre entre Robert Mitchum, plus viril que jamais, et Marilyn Monroe, toujours aussi sexy, autour d’un scenario certes assez consensuel mais extrêmement efficace, sans temps mort. Un classique incontournable!

Landscape – La rivière sans retour, l’un des premiers films à être tourné en cinémascope (il fallait bien, pour les studios, proposer quelque chose de plus grandiose que la télévision, qui commençait à s’installer trop fortement dans les foyers américains, au détriment du cinéma), offre des paysages superbes où tout repère explose (les parcs naturels de Banff et de Jasper au Canada… une idée de voyage !). Fascinant, même lorsque les scènes sont tournées en incrustation !

Sans détour – Ce western ne s’aventure nulle part ailleurs que dans les codes bien établis, mais il le fait avec une maitrise et un savoir-faire qui assurent au film efficacité. Tout y est : Trahison, attaque d’indiens, danger, courage, romance, coup de feu, bad guy(s), bagarre(s) et morale. Surtout, les scènes se succèdent rapidement, sans temps mort, et s’enchainent sans qu’aucune lassitude ne s’installe : 1h30 de film, suffisant pour Preminger pour offrir action et alternance d’intensité. Une densité que certains films « d’action » modernes (les années 2000, 2010) abandonnent au profit de longueurs déraisonnables (2h / 2h30) sous le double prétexte d’offrir au spectateur un spectacle total et démesuré et de permettre une « psychologie approfondie » des personnages. La Rivière sans retour est l’exemple même de l’efficacité sans artifice et sans gigantisme. La réussite modeste, en somme.[/col2]

A-morality – Appréciable, le supplément morale « amorale » : loin d’être aussi traditionnel dans le fond que sur la forme, La rivière sans retour de Preminger s’offre le luxe de partir d’un acte en apparence indigne pour finir par réhabiliter ce que juge la morale en acte de courage et de dignité, contraire aux valeurs conservatrice… Ça ne fait pas de mal.

Sans défaut – Si rien de tout de cela n’est aussi satisfaisant qu’une Marilyn Monroe en jupe fendue et en corset généreux, voix suave et regard aguicheur, ou une Marilyn en chemise trempée ou cheveux lâchés, alors La rivière sans retour s’apprécie aussi par cet angle ! A moins qu’on ne préfère l’absolue virilité de Robert Mitchum : cet homme n’a jamais peur, ne craint jamais rien, ne s’affole jamais, cet homme est l’Homme.

Autant de raison d’être séduits par La Rivière Sans retour, une rivière où il fait bon revenir, de temps en temps.

Rick Panegy

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