Cinema

[Cinéma – Critique] Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Johnson

Les liens du paon
by 15 mars 2015
Pourquoi "oui" ?

- Les jolis abdos de Jamie Dorman (il les montre assez !)

Pourquoi "non" ?

- La réalisation, aussi plate que RuPaul sans ses prothèses
- Le jeu des comédiens
- Les loooooooooongueurs
- La morale curieuse, le lien entre SM et "abus" dans la jeunesse
-et à peu près tout le reste

Verdict...
NOTES
Rick Panegy
Philip Pick
Hannah Graam
NOTES
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LA CRITIQUE

Le roman erotico-sulfureux simplet aux 100 millions d’exemplaires vendus devient un film indigent et indigeste réservé aux seuls fans du livre.

Résumé simple du premier volet d’une trilogie annoncée : la jeune et timide Anastasia Steele tombe sous le charme hypnotique de Christian Grey, un riche et beau sadomasochiste.

50-nuances-de-grey-nue

Supposé provoquer une onde sismique dans le cinéma grand public avec son sujet SM, l’adaptation du best-seller d’E. L. James, 50 nuances de Grey, tombe dans les clichés romantiques les plus abordables : Il pleut quand les personnages sont tristes comme dans les romans de Jane Austen, et quand le couple plane de bonheur au dessus des nuages, on les montre à bord d’un… planeur! Le tout saupoudré de dialogues creux et de situations grotesques qui en feront rire plus d’un. Les acteurs, Jamie Dorman (inexpressif Christian Grey du début à la fin du film) et Dakota Johnson, semblent eux-même peu convaincants et peu convaincus dans les scènes les plus « passionnelles » du film. Des scènes qu’on pourrait d’ailleurs qualifier au mieux de « sadomasochisme pour débutants » puisque le summum de ce premier volet est atteint par le biais d’une plume de paon… Pour le reste du film les deux acteurs manquent cruellement de charisme, peu aidés par le contexte ridicule d’un fil narratif pauvre et ennuyeux.

Mais à la fin du visionnage de 50 nuances de Grey, l’arrière goût le plus désagréable reste cette manière très puritaine d’aborder le sexe, tout en évitements et dont les véritables enjeux les plus sulfureux sont réduits à un soft-porn mal réalisé et où les pratiques les plus osées sont reléguées aux articles du contrat passé entre les deux amants. Christian Grey, quand à lui, est dépeint comme un « psychopathe » du sexe, qui aurait lui-même victime d’abus sexuels dans son enfance. Son amour pour Anastasia va-t-il le soigner de ses fêlures et de ses travers masochistes déviants ? La morale de l’histoire qu’on connaitra dans les deux (ou trois) prochains volets semble être légèrement nauséabonde et à des années lumières du film subversif annoncé lors du battage médiatique qui a entouré sa sortie…

Philip Pick

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