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[Cinéma – Critique] Pyramide de Grégory Levasseur

by 10 mai 2015
MICRO-CRITIQUE & NOTE
En bref...

Une équipe d'archéologues découvrent une pyramide géante enfouie dans le désert égyptien. L'exploration de l'édifice va s'avérer plus dangereuse que prévue. Pyramide est un demi found-footage qui aurait pu devenir culte s'il n'avait pas été autant bâclé au niveau de ses effets spéciaux. Attention spoilers.

Pourquoi "oui" ?

- Une montée en puissance classique
- Un décor Indianajones-eque
- Un monstre final original
- Un (seul) bon jump-scare

Pourquoi "non" ?

- Des effets spéciaux bâclés
- Un found-footage entre deux chaises
- Des raccourcis scénaristiques
- Un (seul) bon jump-scare

Verdict...
NOTES
Rick Panegy
Philip Pick
NOTES
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LA CRITIQUE

C’est la première fois que Grégory Levasseur, scénariste et complice de longue date des films réalisés par Alexandre Aja qui produit ici, passe derrière la caméra. Il parvient assez bien à donner à cette histoire d’aventure et d’horreur très simple sa qualité claustrophobique à l’ancienne. Comme un bon vieux Aventuriers de l’Arche perdue les pièges que recèlent les différentes pièces de ce labyrinthe antique et mal éclairé contribuent à faire de cette pyramide à trois faces le personnage principal du film. C’est avec un certain plaisir d’enfant qu’on y découvre des planchers qui s’effondrent, des portes dérobées et autres pièces se remplissant de sable…

pyramide-film-Gregory-levasseur

Le film, loin du gore des précédentes collaborations Aja/Levasseur, renoue avec une construction de la tension horrifique plus classique où le véritable monstre qui hante les couloirs de cette pyramide n’est dévoilé que dans la dernière partie du film. Un choix qui correspond bien à cette construction à l’ancienne et qui n’est pas pour nous déplaire. L’autre bonne idée, c’est que ce monstre n’est pas, comme depuis toujours dans les pyramides hollywoodiennes, une momie qui traine ses bandelettes, mais le dieu funéraire égyptien Anubis, mi-homme mi-chacal, en personne !

On aurait pu excuser au film (et le faire rentrer dans notre liste des séries B cultes) le fait qu’il ne soit pas vraiment en found-footage (ou au contraire qu’il le soit quand même un peu, au choix) ainsi que ses quelques erreurs et raccourcis de scénario si les effets spéciaux avaient été à la hauteur. Toute la force du film s’écroule dès qu’apparaissent complétement les monstres qui n’étaient que suggérés jusque là. Par exemple, lorsque les maléfiques chats sphynx attaquent la journaliste transpercée par des pieux, on se retrouve aux pires heures de l’animation numérique, souvenez-vous, il y a plus de vingt ans, des horribles incrustations dans Alien 3 notamment. Malheureusement, il en va de même pour Anubis qui, vu de plus près, semble un peu bâclé. Il manque cruellement de réalisme, même lorsqu’il se déplace.  On est malheureusement loin du réalisme et de la fluidité des effets spéciaux en motion capture qu’offrent les films du même genre aujourd’hui.

Même si le film se regarde tout de même d’un œil (d’amateur du genre) on regrette que ce pari de moderniser le mythe horrifique classique de la pyramide et ses secrets soit passé à côté de ses bonnes intentions.

Philip Pick

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