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#Humeur/Opinion

#Humeur 13 : 15 envies de meurtre au théâtre

by Rick Panegy27 janvier 2016

On est pourtant fichtrement gentils, on vous l’assure ! Patients aussi… Mais on ne refoule rien, surtout pas notre côté sanguin, même s’il est très enfoui sous une masse de sagesse. Et on vous prévient, si vous êtes concerné par l’un des « profils » suivants, gare à vous si vous croisez notre chemin… En gros, au théâtre, on a envie d’envoyer dans une autre dimension ces quinze genre de type :

1

 La bourgeoise à la choucroute improbable (parfois bleu, permanente ratée oblige) juste pile poil devant soi, ou le volume capillaire style Afida turner ou Yvan Cassar ( dans ce cas, même 3 rangs devant, c’est obstruant, trop)

2

La spectatrice-tout-le-théâtre-est-à-elle qui te replacerait au fond d’une vieille loge tout en haut si elle pouvait, juste parce que tu es plus grand qu’elle et qu’elle a la malchance d’être juste derrière (et qu’elle croit que tu n’as pas payé ta place comme elle). Comme elle ne peut pas, elle te lance, à peine arrivée « excusez-moi, est-ce vous pouvez vous tassez dans votre fauteuil s’il vous plait? » Autrement dit : « tu peux te casser le dos pour moi, steuplé? »

Oui, c’est un peu la même chose que le point 1, à l’inverse. « Bien fait pour nous »… Et alors ? Qui a dit que nous étions de bonne foi ?

3

Les enfants, spectateurs de spectacles qui ne sont pas « jeunesse ». Dans les salles des spectacles « jeunesse » aussi d’ailleurs. Au moins ceux qui parlent à haute voix, et posent tout un tas de questions à leur parents PENDANT la pièce, quand ils n’expriment pas tout ce qui passe par leur caboche de spectateur précoce. Et leur parents avec. Au moins ceux qui, non contents d’avoir un gosse peu discret, répondent aux formidaaaaables questions de leur progéniture, sans chuchoter non plus, histoire qu’on remarque bien à quel point leur rejeton est exceptionnel et eux encore plus.

4

Les ados. Parce qu’ils ont tous les défauts du monde ! Les cumulards sont bruyants, bavards, ont portables à la main, pieds sur dossiers (ou partout où c’est improbable), et réactions exagérées ; en outre ils gesticulent, et mâchent bruyamment… Et non, nous n’avons jamais été adolescent…

PS : Notre chère « Théâtre Côté Cœur – @th_cote_coeur  » ajoute (diable qu’elle a raison !) qu’en plus de tout ce qui est dit au-dessus, l’ado ricane bêtement à la moindre mention plus ou moins liée au sexe : le gloussement pré-pubère est insupportable !

 5

Les comédiens, le metteur en scène, ou toute l’équipe de production même, quand un spectacle nous hérisse le poil. Pas quand le spectacle est raté non, mais plutôt lorsqu’on assiste à ces pièces sans intérêt, ou à celles qui se donnent l’impression d’être le nouveau chef d’œuvre de la décennie quand elles valent à peine mieux qu’un boulevard diffusé sur TF1 avec Gérard Holtz… Finalement, il s’agit de ces pièces à la fin desquelles on a envie de prendre la place du comédien ou du metteur en scène, parce que, franchement, « MÊME NOUS » on aurait fait mieux !

6

Les directeurs de ces salles (Châtelet, Opéra, Bouffes du Nord…) qui te font payer quand même un petit quelque chose pas négligeable du tout pour une place d’où tu ne verras que la moitié de la scène tant tu es sur le côté ou pour une place qui a pour merveilleux spectacle un génial poteau (probablement très utile au demeurant). Heureusement, en général, on se fait avoir une fois, pas deux.

7

Le sans-gène qui arrive FORCEMENT pile poil au moment où la lumière s’éteint pour le début de la pièce, à moins qu’il n’arrive deux minutes après.

8

Les utilisateurs de téléphones portables : ceux (mais d’où viennent-ils ? De quelle époque débarquent-ils?) qui laissent encore la sonnerie de leur téléphone et qui, évidemment, ne savent pas le retrouver au fond du sac quand retentit leur sonnerie (logiquement ridicule et à fond). Ou ceux qui, alors que le spectacle vient de débuter, tweetent ou répondent vite fait à un dernier SMS ou qui terminent urgemment leur statut facebook (après vous comprenez, c’est obsolète), pensant que derrière eux il n’y absolument personne ; personne qui ne puisse être gêné par la fichue lumière de l’écran de leur cellulaire. On ne parle pas de ceux qui sont convaincus que le vibreur « ça passe » et qui le laissent faire trembler toute la rangée, persuadés que personne n’entend les vibrations…

9

 Les deux boulets qui décident de quitter la salle au milieu de la pièce. Comme les boulets ne font jamais les choses à moitié, ils sont évidemment placés au milieu de la rangée centrale, dérangeant ainsi à peu près tout le monde, sans la moindre gêne… Et généralement, pour couronner leur disgrâce définitive, le boulet s’enfuit bruyamment (chute dans les escaliers, bruit de pas si sonores qu’on-dirait-bien-que-c’est-fait-exprès-comme-si-que-ces-boulets-voulaient-dire-que-vraiment-ils-sont-pas-content-de-ce-spectacle-non-mais-oh)

10

Les collectionneurs d’images, qui filment ou prennent 1000 photos, au lieu de voir et regarder, juste parce qu’on les méprise un peu, pas parce qu’ils nous gênent.

11

Le voisin, qui a du venir pour faire plaisir à sa femme ou pour honorer une invitation (il écrira sa critique à « l’intuition ») et qui ronfle !

12

La voisine, derrière, qui commente et surcommente, et qui chante parfois aussi (parce qu’elle connait la chanson qui se joue dans cette scène là, en fond sonore… on lui dit que TOUT le monde la connait ?). Parfois, elle répète les répliques qu’elle a trouvées drôles…

13

Les patrons des théâtres où « les ouvreuses sont rémunérées au pourboire ». Et on élimine ces ouvreuses avec, elles qui sont généralement aussi peu aimables qu’une ouvreuse qui doit tendre la main pour être payée.

14

Le copain amateur et « spécialiste » de théâtre, encore plus que tout le monde, qui est au même spectacle que toi et qui te sort, dans ces fameuses conversations post-théâtre toujours passionnantes : « Si tu n’as pas aimé, c’est que tu n’étais pas à ta place ici ce soir ». Il se reconnaitra notre ami le prophète ^^

15

On ne sait pas qui mais si vous savez qui est ce type, on vous remercie de nous le dire fissa. Ce type qui a du déposer quelque part une loi ou une norme sur l’écart entre deux rangées. On peut nous dire où on les mets les jambes !? Parce que quand même, passer même une heure les jambes écartées, un genou de chaque côté, c’est pas gracieux et ça dérange les voisins ! Et par la même occasion, vous nous trouvez celui qui a décidé que les accoudoirs étaient faits pour un seul coude, marre de faire la guerre du coude avec les voisins !

Rick Panegy

@Lactimelle avait, elle aussi, fait un billet sur « les spectateurs pénibles » ^^ ici

 

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