[Théâtre – EN BREF] Les Liaisons dangereuses de Christine Letailleur

[alert variation= »alert-info »] / EN BREF / Des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, Christine Letailleur ne fait qu’un interminable grotesque show, consternant de cabotinage et de platitude scénique. Plongée dans un théâtre poussiéreux où ni décors, ni lumière, ni musique, ni direction de comédiens ne sont considérés comme des leviers dramaturgiques à la hauteur de leur potentiel.

Pathétique Dominique Blanc et lamentable Vincent Perez, grossissant les traits à outrance des personnages, excessivement clownesques. Les seconds rôles ? Trop appuyés, caricaturaux. Le décors, statique et immobile, offre trois heures durant une impasse à la variété d’une mise en scène qui s’englue ipso facto dans des mécaniques sorties latérales, auxquelles répondent tout aussi mécaniquement  des entrées, portes qui claques et fin de répliques en coulisses… Une forme de théâtre d’un âge canonique.

Comme pour justifier sa légèreté comique pendant plus de deux heures -une guignolade qui fait passer le célèbre roman épistolaire comme une comédie de boulevard- , et accompagner le spectateur vers une fin plus tragique, letailleur installe lourdement une ambiance lumineuse et musicale grave. Surappuyé.

Enfin, si les costumes sont en effet bien jolis, et le texte honorablement adapté, on regrette le manque de vision et de proposition dans ce projet de Letailleur (elle s’en explique ci-dessous)… La ridicule version cinéma de Kumble, en 1999, Sexe intention était en comparaison, finalement bien plus riche et bien plus audacieux, c’est dire…

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Rick Panegy

[icons icon= »right-fat » color= »#8224e3″ size= »22″] Ecoutez Christine Letailleur revenir sur la mise en place de son travail pour l’adaptation des Liaisons Dangereuses… Son « Angle de désir » comme lui demande Stanislas Nordey à la présentation de saison 15/16 au TNS.