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[Festival d’Avignon 2016 – IN] Paroles d’artistes

by Rick Panegy9 juillet 2016
What they said

Retrouvez quelques (parfois jolies^^) phrases, citations, des metteurs en scène du festival d’Avignon IN. (Bonne nouvelle, chaque jour, on en rajoute ^^)

Issues de leurs échanges tenus avec Arnaud Laporte dans le cadre du point presse organisé par le Festival d’Avignon.

Vous pouvez retrouver l’intégralité des interviews sur le site du Festival d’Avignon

Trajal Harrell- « Caen Amour »

– Les débuts de la danse moderne ont été influencés par le hoochie coochie et les aspirations orientales.

– Qu’est-ce qu’une femme ? Entre la figure féminine et la figure biologique ? !-

Madeleine Louarn – « Ludwig un roi sur la lune »

– Les questions esthétiques et existentielles peuvent être portées par tout le monde.

– Vossier a écrit le texte à partir des carnets de Louis 2 : Ce sont des flagellations constantes…

– Pour Ludwig le rapport à la vérité est complexe… Il y a peu entre le mensonge et la vérité.

Aurélien Bory  – « Espaece »

– Au théâtre, j’ai toujours eu le sentiments d’avoir mis l’espèce dans l’espace !

– C’est autour de la disparition que tourne Espaece, comme chez Perec.

– Tout est organisé autour de l’absence, de la disparition : finalement, que reste-t-il ?

– Sur scène, il y a acrobate, danseur, chanteur, comédien… J’explore plusieurs langages scéniques : plusieurs espèces !

Amos Gitaï  – « Yitzhak Rabin : Chronique d’un assassinat »

– LA meilleure culture est subversive, elle va contre les courants forts, dominants.

– Ce coup qui décapita Israel méritait pus qu’un simple film !

– Ce spectacle est un peu un oratorio.

– Le Choeur représente le cri du peuple.

– La paix n’est possible que si l’on considère que l’autre existe. Rabin l’avait compris…

Omar Abusaada – « Alors que j’attendais… »

– Avec El Attar, nous voulons présenter un théâtre documentaire.

– Nous ne nous donnons pas de contraintes. C’est pour cela que depuis 2011, nous ne travaillons plus en Syrie.

– Avec Al Attar, nous pensions aux limites entre la vie et la mort, l’intérieur et l’extérieur. Mais pas au sens religieux…

– L’état d’ In Between est la base du spectacle. Il fait écho à la situation des Syriens aujourd’hui.

– La Syrie n’est pas entre Daesh ou El Assad, il y a d’autres réalités, et d’autres possibilités.

Cornlia Rainer – « Lenz »

– Le texte de Büchner st dense. Il a une sonorité puissante.

– Lenz a mené une vie sans compromis. Il est déterminé par l’action. Agir est un grand sujet d’aujourd’hui.

– On peut comparer Lenz à Werther de Goeth, personnage exalté, un peu malade.

– Je n’ai pas besoin de la vidéo. Le texte de Büchner, c’est comme des tableaux, des dessins…

– La question de l’aide est complexe, car l’égo est toujours présent.

– La question de l’aide sans rien à attendre en retour se retrouve dans ce grand mouvement que connait l’Europe aujourd’hui.

Marie Vialle / Pascal Quignard – « La Rive dans le Noir »

– Pascal Quignard m’a dit avoir pris goût à l’angoisse d’être sur scène.

– Avec Pascal Quignard, il n’y a pas d’argumentation, pas de justification entre nous !

– C’est une joie intense d’être libérée (..) Rien n’est intellectualisé.

– Quignard voulait mettre l’imprévisible sur scène.

– Au bout d’un moment je m’abandonne, et nous sommes alors bien en amont du langage.

Angelica Liddell – « Qué Haré yo con esta espada ? »

– Les gens qui se croient heureux sont les plus imbéciles du monde. Plus on croit au bonheur, plus on devient bête.

– Je pense qu’il n’est pas possible de mériter le bonheur. Comme Dieu, on y croit, mais cela n’existe pas.

– Écrire m’aide à rester vivante. Je ne m’arrêterai pas !

– C’est la langue qui devient mon épée.

– Je fais ce que je déteste, pas ce que je veux faire. C’est ce qui arrive aux assassins.

– Ce qui m’intéresse, c’est d’expliquer la barbarie d’un point de vue du mythe, pas d’un point de vue politique.

– La Poésie et la violence appartiennent aux fondamentaux, comme la naissance, le sexe, la mort.

– Je ne m’identifie pas du point de vue de la loi, mais du point de vue de l’esthétique poétique.

– Au travers de ma vie poétique, je libère tous mes instincts.

– Les concepts de la beauté et de la loi sont au cœur de mon travail.

Anne Cécile Vandalem – « Tristesses »

– La seule manière de s’en sortir, c’est de trouver le comique dans le tragique.

– En créant deux espaces scéniques « Intérieur/Extérieur », je donne la possibilité de les transgresser. »

– Je voulais poser la question de l’attentat politique.

Bérengère Vantusso – « L’institut Benjamenta »

– Il fallait respecter le rythme très séquencé du roman de Walser !

– Je voulais que l’institut soit la représentation d’un espace mental.

Jean Bellorini – « Karamazov »

– Karamazov n’est pas que métaphysique, c’est aussi une histoire d’amour, de famille…

– A Boulbon, je voulais qu’on se rende compte à quel point l’Homme, dans Karamazov, est minuscule.

– Malgré tout, dans Karamazov, nous sommes dans une tentative de réinvention du monde.

– Il y a, dans Karamazov, tous les formes d’enfermement : politique, religieux, familial

Thierry Thieu Niang  – « Au Cœur »

Aujourd’hui, il y a une sorte d’urgence : il faut qu’on se transmette les choses !

– Nous avons parlé avec les enfants du corps abandonné, de la mort. Et si le corps se relevait…

– On est parti de la question du corps et de l’espace : que se passe-t-il lorsqu’un corps tombe ?

– Je voulais mettre ensemble des enfants de 8 à 18 ans : ils dansent rarement ensemble.

Maëlle Poésy – « Ceux qui errent ne se trompent pas »

– Mes références sont plutôt cinématographiques et littéraires.

– Je voulais que les éléments scénographiques, lumières et sons constituent une partition.

– J’avais envie de travailler sur la question de la démocratie.

Blitztheatregroup – « 6AM How to disappear completely ? »

– Nous essayons de distorde le temps. De briser le temps. Le temps n’est pas linéaire.

– Le théâtre n’est pas objectif.

 Rick Panegy

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