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[Danse – Critique] Scena Madre * / Ambra Senatore

by 10 juillet 2017
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Rick Panegy
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LA CRITIQUE
 EN BREF :  Dans ce parcours où la parole finit par rejoindre le geste, pour faire coïncider un récit construit en cycles et en boucles, les danseurs de Scena Madre * livrent une partition enjouée et légère. Ambra Senatore offre une langage moderne et maîtrisé mais l’ensemble reste léger malgré l’ampleur du travail offert.

Scena Madre *: autrement dit la « scène mère », celle qui donne naissance à la clef de l’intrigue ; la scène, nourricière, qui alimente et fait grandir le récit ; celle encore qui est la source. Le spectacle d’Ambra Senatore, directrice du Centre Chorégraphique Nationale de Nantes, expose dans son spectacle une multitude de scènes, similaires, mais toutes alimentées par rapport à la précédente d’éléments chorégraphiques, scéniques, musicaux ou lexicaux supplémentaires ou différents. C’est une boucle perpétuelle, une répétition qui s’amplifie ; les danseurs deviennent comédiens, et mis tel Sisyphe au cœur d’une machine qui semble sans fin, ils répètent les mêmes gestes, les mêmes mots, les mêmes scènes, en les amplifiant, les modifiant, les développant. En naît un récit, en forme d’enquête, le ton mystérieux et léger, comme un Agatha Christie ou un Gaston Leroux.

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Car dans cette histoire dansée et reconstituée au rythme d’épisodes parcellaires, un mystérieux tableau a disparu. Les personnages gravitent autour de cette enquête, et d’étranges situations, parfois cocasses, habillent cette investigation. Dans le travail d’Ambra Senatore, ici, le geste et le mot se rejoignent, ils construisent le récit et s’alimentent l’un l’autre : ainsi, un geste élégant de bras levé vers jardin dans la « première boucle » deviendra peu à peu, accompagné de la parole et d’une situation développée dans les « boucles » suivantes, une indication de direction illustrant un « Viens, c’est par ici »… Ou une roulade levé, deviendra un « ici c’est la chambre, feng shui ». On les suppose dans un lit… Plus tard, un cour et on saute, il s’agira en réalité d’éviter une araignée…

L’ensemble de Scena Madre* est donc ce puzzle de scènes. Laquelle est la scène « mère », celle qui donne la clef ? Cela reste mystérieux… A moins que la scène « mère » ne soit celle d’où tout découle, à l’origine ? Elle est alors cette première scène, ce squelette qui grandit au fur et à mesure. L’ensemble reste cocasse, léger, badin. La pièce est très écrite, et maîtrisée par les sept danseurs (Senatore dansant elle-même). Le geste y est ample, développé, le langage chorégraphique très articulé, entre l’équilibre collectif et l’équilibre spatial. Toutefois, cette Scena Madre*, bien qu’appréciable, reste un instant, une parenthèse, seulement légère et agréable, un peu comme un bon Agatha Christie. Et c’est déjà pas mal !

Rick Panegy 

 Crédits Photos / ©  Christophe Raynaud de Lage 

Tournée :

21/11/17 : Le Grand R. / La roche sur Yon

24/11/17 : Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines – Scène Nationale

28 au 30/11/17 : Lieu Unique – Scène Nationale de Nantes

29/01/18 : Centre National de la Danse Contemporaine – Angers

du 1er au 4/2/18 : Théâtre de la Ville

du 8 au 9/2/18 : Théâtre du Merlan – Scène Nationale de Marseille

16/2/18 : Maison de la Musique – Nanterre

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