Dernier article du site
 
[Spectacles] [Danse – Critique] To Come (Extended) / Mette Ingvartsen
[Spectacle - Critique] The Great Tamer / Dimitris Papaioannou
Previous
RANDOM
[Danse - Critique] Kalakuta Republik / Serge Aimé Coulibaly
Next
Festival d'Avignon

[Théâtre ] De Meiden / Katie Mitchell

"Quartier Lointain"
by 20 juillet 2017
Verdict...
NOTES
Rick Panegy
NOTES
You have rated this
Retour rapide sur De Meiden / Katie Mitchell
 EN BREF : L’artiste britannique Katie Mitchell, déjà invitée en 2011 au Festival d’Avignon, présente une version de Les Bonnes de Jean Genet transposée dans une Amsterdam contemporaine. Ses bonnes sont désormais Polonaises. Le spectacle, de facture classique et assez linéaire, reste un moment assez froid et peu engagé, malgré l’idée de la metteuse en scène d’évoquer, à travers l’exploitation des ces immigrées polonaises par la classe dominante hollandaise moderne, les rapports de classe, les liens tissés entre classe dominante et prolétaire, et immigrés et natifs.

La mise en scène et la scénographie sont léchées, élégantes et faites de lignes pures et claires. Il y a du strass et du brillant. L’appartement bourgeois contemporain est clairement défini. Les deux « bonnes » (excellentes Marieke Keebink et Chris Nietvelt) parlent parfois en polonais, leur langue natale, au milieu de leurs échanges sur leur « cérémonie ». C’est une idée intéressante qui apporte de l’authenticité et de la réalité, faisant écho à la situation d’immigrés qui retrouvent leur « identité » par la langue dans l’intimité de la communauté. Recherche d’identité, appartenance à une communauté… Thèmes chers à Genet que Katie Mitchel décline également sur le personnage de Madame, dont elle fait un travesti : Autant la transposition dans l’Europe moderne, avec un rapport très actuel de la classe dominante aux immigrés est un axe original, intéressant et maîtrisé, autant l’idée de faire de Madame un travesti n’apporte pas grand chose, ou pas assez, à ce récit de souffrance de classe.

Elle prend son sens lorsque les bonnes singent Madame, à tour de rôle car on aborde alors la notion de représentations de ce qu’est la féminité, mais cela reste bien superficiel, au regard du récit que Mitchell suit tout de même assez sagement…

Au final, ce De Meiden / Les Bonnes est assez sage, mené sans l’impertinence et l’audace qu’un récit aussi noir et sociologique aurait pu susciter.  

Rick Panegy 

 Crédits Photos / ©  Jan Versweyveld 

 

Vous êtes d'accord avec nous ?
N'importe quoi !
0%
Pas franchement d'accord
100%
D'accord avec vous !
0%
Absoluuuumeeent!
0%
Fonts by Google Fonts. Icons by Fontello. Full Credits here »