Daniel Craig dans Cowboys et envahisseur (2011) Jon Favreau

[Film – Critique] Cowboys et envahisseurs (Jon Favreau): fade et raté

Cowboys et envahisseurs (2011) John Favreau[fblike]

Jon Favreau a convaincu le grand public avec ses deux précédentes réalisations (les deux premiers volets d’Iron Man) et nous livre avec Cowboys et envahisseurs un cocktail audacieux et plein de promesses. Pourtant, le duo Daniel Craig et Harrison Ford et l’avalanche d’effets spéciaux irréprochables ne seront pas suffisants pour sauver un film, au final, peu savoureux et bancal.

Dans le texte, et avant sa sortie, tout laissait à croire que Cowboys et envahisseurs pourrait s’inscrire parmi les grandes surprises de l’été. Tout d’abord un effet d’annonce: une intrigue pour le moins audacieuse qui mêle deux genres cultes au cinéma: Western et Science-Fiction. Ensuite, parce que la tête d’affiche se partage entre le James Bond du moment (Daniel Craig) et Inidiana Jones (Harrison Ford). D’autant plus que le costume d’Harrison Ford sur l’affiche française du film a été savamment pensée pour ressembler à celui du personnage qu’il incarnait dans une des plus grosses pointures du cinéma de Science Fiction, celui de Han Solo dans la première trilogie Star Wars (La guerre des étoiles). Ajoutons à ce cocktail Jon Favreau à la réalisation, après ses deux gros succès Iron Man et Iron Man 2, pour que le film (adaptation d’une bande dessinée américaine) possède tous les ingrédients nécessaires pour faire déplacer tous les fans un peu geeks dans les salles obscures.

Cowboys et envahisseurs (2011) de Jon Favreau

Le résultat est peu convaincant. Le côté Western du film n’emploie que des clichés du genre maintes fois rabattus. L’esprit far west, comme on a pu le savourer dans le dernier film des frères Cohen, True Grit, est peu crédible. Ne reste qu’une Science Fiction au scénario simpliste noyé dans un flot d’effets spéciaux, certes biens faits, mais trop décoratifs. Peu étonnant lorsqu’on découvre parmi les sept (sept!) scénaristes du film Roberto Orci et Alex Kurtzman de la saga déjà décevante des Transformers. On finit par trouver le temps long et certaines scènes inutiles. Jon Favreau, acteur comique avant d’être réalisateur, n’insuffle qu’un peu d’humour vers la fin du film après une première moitié qui se prend ouvertement trop au sérieux. On se dit qu’un troisième degré assumé tout au long du film aurait peut être sauvé cette mauvaise impression générale.

Daniel Craig dans Cowboys et envahisseur (2011) Jon Favreau

Même les acteurs, peut-être mal dirigés, ne sauvent pas l’ensemble. Daniel Craig, qui paraît aussi vieux qu’Harrison Ford, ne donne rien d’autre que sa mono-expression de brute habituelle. Olivia Wilde, au physique mannequin/roswell et au regard éteint, semble totalement vide à l’intérieur. Elle semblait bien plus vivace dans Tron Legacy… Ne reste qu’Harrison Ford, égal à lui même, dans un second rôle d’aigri qui ne suffit pas à sauver les réparties de ses camarades.

Il est peu probable que ce film décevant et raté s’impose comme un film culte dans les années à venir, mais plutôt comme une série B, voir Z, adulé par quelques rares aficionados des idées atypiques.

Philip Pick

Regarder la Bande annonce Cowboys et envahisseurs (2011)

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4 thoughts on “[Film – Critique] Cowboys et envahisseurs (Jon Favreau): fade et raté

  1. La fadeur, c’est le mot juste pour qualifier ce nouveau produit formaté made in Hollywood (enfin, plus si “holly” que ça le “wood” depuis quelques temps). Ça aurait pu être culotté de tenter la fusion atypique du film d’aliens et du western, mais en y injectant, comme vous le soulignez, une bonne dose de délire. Tout est malheureusement terriblement plat. Why so serious ? comme dirait l’autre 😛
    Longue vie à votre blog, qui sent bon l’amour du ciné ! Continuez dans cette belle veine, guys 😉

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