Destination Finale 5 Affiche France

[Film – Critique] Destination Finale 5 (Steven Quale) : Retour en force de la saga

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Cinquième volet d’une saga débutée il y a dix ans, Destination Finale 5, pourrait être l’une des rares exceptions qui prouve qu’une licence, bien exploitée, ne perd pas forcement de son intérêt au fil des ans et de ses chapitres. Remis au goût du jour  par Steven Quale avec une 3D efficace, les fans du concept original et d’hémoglobine devraient  facilement y trouver leur compte. (mini-spoiler à la fin de l’article…)Rien de réellement nouveau du côté du concept, le film respecte les règles annoncées dès le premier film sorti en 2000. Une séquence d’ouverture grandiose (cette fois-ci, un écroulement de pont suspendu), sous forme de rêve prémonitoire du personnage principal, toujours un adolescent, qui lui permettra de sauver un groupe de comparses de l’horreur à venir. La Mort, n’aimant pas être bernée, tuera ensuite un par un ces survivants selon l’ordre de son schéma original.

Au fil des chapitres la saga s’est toujours adaptée aux goûts du moment. Le premier volet était un slasher movie dans la lignée de ceux très populaires de l’époque (Scream, Souviens-toi l’été dernier, Urban Legend, etc.). De l’épouvante  gentille destinée à un public adolescent mettant en scène un groupe de jeunes toujours poursuivis par un tueur sans pitié. L’originalité de cette histoire là était que le tueur serait le plus puissant de tous: la Mort elle-même. Un spectacle un peu pervers et jubilatoire dans lequel le spectateur n’attend qu’une chose: voir de quelle manière chacun des personnages va succomber à une fin atroce. Avec l’arrivée d’autres sagas à succès beaucoup plus gores, comme Saw et Hostel, les Destination Finale sont devenus eux aussi plus trashs, se dotant de nouvelles règles et devenant de plus en plus violents, jusqu’à devenir une parodie de son concept original où il ne restait plus, dans le quatrième volet, qu’humour un peu lourd et sang.


Avec ce cinquième chapitre, la balance est rétablie. On y retrouve un équilibre efficace entre le concept original, l’hémoglobine et l’humour décalé. On y ajoute une nouvelle règle: pour que la Mort vous épargne il faudra tuer quelqu’un afin de récupérer le temps qui lui reste à vivre. Mais la vraie nouveauté ici c’est l’utilisation de la 3D. Souvent inutile ou superflue ces dernières années, elle est parfaitement employée ici. Quasiment chaque plan du film utilise un élément du décor pour nous faire ressentir un bel effet de profondeur. Et lors des scènes de massacre, elle plonge le spectateur au cœur même de la mécanique de l’horreur (les voitures vous tombent vraiment dessus!). Pas étonnant lorsque l’on sait que Steven Quale, dont c’est le premier long métrage-cinéma en tant que réalisateur, était l’assistant  de James Cameron sur Avatar.

Un autre petit bonus délectable et excitant pour les fans de la saga, c’est que des références aux quatre premiers volets sont disséminés tout au long du film, du retour du terrifiant Tony Todd (Candyman), jusqu’à la séquence finale qui inscrit ce chapitre en tant que véritable prequel

Philip Pick

Bande Annonce VOST de Destination Finale 5 – 3D (2011) Steven Quale

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